DECLARATION SUR LA JOURNEE NATIONALE DU 18 JUIN

La date du 18 juin vient d'être instituée "Journée nationale commémorative de l'appel historique du Général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi."
L'ANACR, qui avait inscrit au fronton de son congrès tenu à Grenoble en novembre 2004 : "deux dates d'honneur de la France, le 18 juin et 27 mai", se réjouit pleinement de voir ainsi honorée la date commémorative de l'historique "Appel du 18 juin".
Appel qui, refusant la défaite et exhortant à poursuivre la lutte contre l'ennemi, permit à la France de rester, dès l'été 1940, présente parmi les nations combattant le nazisme et, grâce aux sacrifices des Français Libres, de l'Armée d'Italie et de la 1ére Armée française ayant intégré en son sein les unités FFI, de figurer parmi les vainqueurs le 8 mai 1945.
Appel qui donna aussi naissance en France occupée à des mouvements gaullistes de résistance qu'avec d'autres, et les partis et syndicats clandestins, Jean Moulin unifia, le 27 mai 1943, au sein du Conseil National de la Résistance, rassemblant ainsi, à la demande du Général de Gaulle, l'ensemble des forces de ce que l'Histoire appellera désormais "La Résistance".
En honorant aussi, au plus tôt, par une "Journée Nationale de la Résistance, le 27 mai", cet événement essentiel de notre histoire nationale qui, plaçant sous son autorité le CNR, donna, comme il l'écrivit lui-même, au Général de Gaulle la légitimité qui lui permit de s'opposer victorieusement au néo-pétainisme de Giraud ainsi que d'affirmer la souveraineté française parmi les Alliés, assurant par là même la pérennité de l'Appel du 18 juin, la France parachèvera son devoir de mémoire à l'égard de ceux qui, partout dans le monde et sur le sol national occupé, dans des conditions différentes mais pour le même but, luttèrent, souffrirent et donnèrent leur vie pour libérer la France et y restaurer la démocratie.
La Journée Nationale de la Déportation, le dernier dimanche d'avril, la Journée Nationale de la Résistance, le 27 mai et la Journée Nationale commémorative de l'Appel du 18 Juin seraient ainsi, chaque année, des moments privilégiés du souvenir mais aussi et surtout de la transmission, en premier lieu aux jeunes générations, des valeurs humanistes, patriotiques et démocratiques qui inspirèrent, il y a plus de 60 ans, le combat de notre peuple contre la tyrannie et la barbarie.

Paris, le 21 mars 2006

L'ASSOCIATION NATIONALE DES
ANCIENS COMBATTANTS DE LA RESISTANCE
L'ASSOCIATION NATIONALE DES AMI(E)S
DE LA RESISTANCE (ANACR)

DECLARATION SUR LA SITUATION AU PROCHE-ORIENT

A nouveau, la guerre fait rage au Proche-Orient. Les origines du conflit sont multiples, ses racines plongeant dans l'histoire ancienne et récente de la région et du monde, les raisons de sa persistance mêlant aspirations nationales légitimes de tous les peuples, ambitions hégémoniques régionales, rivalités stratégiques mondiales. Un contexte rendant difficile la définition des conditions d'une paix juste et durable.
Pour autant, les politiques de force qui ont prévalu depuis plus d'un demi-siècle n'ont toujours fait que préparer le conflit suivant,
en même temps qu'elles semaient la mort et les destructions, qu'elles attisaient les haines, favorisaient la montée des extrémismes, déstabilisaient la région et mettaient en péril la paix mondiale.
C'est, conformément aux principes de la Charte de l'O.N.U., dans le recours à la négociation, prenant en compte l'aspiration de tous les peuples de la région à vivre en paix, dans un Etat national à l'indépendance et à l'intégrité territoriale garanties par la communauté internationale, que pourra s'établir cette paix juste et par là même durable.
Condamnant avec fermeté les attaques délibérées dont sont victimes les populations civiles libanaise, palestinienne et israélienne, l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR), fidèle aux valeurs humanistes qui ont inspiré le combat des Résistants et leur refus de l'oppression, appuiera toutes les initiatives - en premier lieu celles de la France - qui pourront contribuer à mettre au plus vite un terme à l'actuelle effroyable et révoltante effusion de sang, en respectant les droits des peuples, dont le premier est le droit à la vie.
Paris, le 7 août 2006

L'ANACR

COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION DES AMI(E)S SUR LA SITUATION AU PROCHE-ORIENT

Partageant l'émotion et les préoccupations de l'ANACR, l'"Association Nationale des Ami(e)s de la Résistance (ANACR)" s'associe pleinement à sa condamnation des attaques meurtrières menées contre les populations libanaise, palestinienne et israélienne ainsi qu'à sa demande qu'il y soit mis fin sans attendre et que la négociation dans le cadre de l'O.N.U., afin de définir les conditions d'une paix juste et durable parce que respectueuse des droits nationaux de tous les peuples et de l'intégrité territoriale de tous les Etats, se substitue à l'enchaînement des guerres qui n'ont cessé de dévaster le Proche-Orient depuis plus d'un demi-siècle.
Paris, le 8 août 2006

Le Secrétariat national de
l' "Association Nationale des
Ami(e)s de la Résistance (ANACR)


COMMUNIQUE SUR LA MORT DE MAURICE PAPON

Maurice Papon est mort.
Son nom restera associé à l'une des périodes les plus sombres de notre histoire, celle qui vit notre pays occupé et martyrisé par les nazis, des Français collaborer avec eux, participer aux persécutions raciales contre les Juifs et les Tsiganes ainsi qu'à leur déportation, s'associer avec zèle à la répression contre les Résistants ; Papon, secrétaire général de la Préfecture pétainiste de la Gironde, fut l'un d'entre eux, ce qui lui valut une condamnation pour complicité de crime contre l'humanité, condamnation infamante le privant de la Légion d'Honneur.
Paris, le 19 février 2007

Le Bureau National
de l'A.N.A.C.R



COMMUNIQUE SUR LA SITUATION AU PROCHE-ORIENT

De nouveau, les populations civiles palestinienne et israélienne sont les victimes d'attaques délibérées dans ce qui est un nouvel épisode d'un conflit né du refus de prise en compte des droits nationaux de tous les peuples de la région, en premier lieu des peuples palestinien et israélien. Ainsi que notre Association l'a souligné à plusieurs reprises, les politiques de force mises en œuvre depuis plus d'un demi-siècle au Proche-Orient afin de s'y opposer n'ont débouché que sur le conflit suivant, en même temps qu'elles semaient la mort et les destructions, qu'elles attisaient les haines, favorisaient la montée des extrémismes, déstabilisaient la région.
C'est par le recours à une négociation prenant en compte l'aspiration de tous les peuples de la région à vivre en paix, dans un Etat national à l'indépendance et à l'intégrité territoriale garanties par la communauté internationale, conformément aux principes de la Charte de l'O.N.U., qui doit être le cadre du règlement des conflits, que pourra s'établir une paix juste et par là même durable.
Condamnant avec fermeté les attaques dont sont aujourd'hui victimes les populations civiles tant palestinienne qu'israélienne, le bain de sang en cours qui doit s'arrêter, l'Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR), fidèle aux valeurs humanistes qui ont inspiré le combat des Résistants ainsi que la lutte pour la Paix à laquelle elle n'a cessé de participer depuis sa création, appuiera toutes les initiatives - en premier lieu celles nécessaires de la France et de l'Union européenne - qui pourront contribuer à mettre au plus vite un terme à l'actuel carnage, dans le respect du droit des peuples, dont le premier est le droit à la vie.
Paris, le 30 décembre 2008

L'ANACR

COMMUNIQUE SUR LE MAINTIEN D'UN MINISTERE OU D'UN SECRETARIAT SPECIFIQUE AUX ANCIENS COMBATTANTS

L'Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance, après avoir pris connaissance de la composition du nouveau Gouvernement établie le 14 novembre 2010, réaffirme son attachement aux principes du Droit à réparation et aux institutions chargées de son application, en premier lieu à un ministère - ou à un secrétariat d'Etat - spécifique, chargé des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, disposant d'un budget autonome et interlocuteur au niveau gouvernemental du Monde Combattant.
Paris, le 15 novembre 2010

L'ANACR

COMMUNIQUE SUR LA "JOURNEE D'HOMMAGE AUX MORTS DE TOUS LES CONFLITS"

Le souvenir de près de 1 million et demi de tués, de millions de gazés, blessés et mutilés entre 1914 et 1918, de millions de veuves et d'orphelins, reste présent avec force chaque 11 novembre, lorsqu'autour des Monuments aux Morts où leurs noms sont gravés, la Nation, dans chaque ville et village de France, rend annuellement depuis 1922 hommage à leur sacrifice pour préserver l'indépendance et l'intégrité de notre pays.
L'ampleur inégalée du drame qu'a représenté pour la France la Première Guerre mondiale justifierait s'il en était besoin que soit gardée sa spécificité à la cérémonie du 11 novembre, sans que lui soit associée la mémoire des victimes d'autres conflits dans lesquels notre pays fut impliqué quand son indépendance et la liberté de son peuple furent à nouveau menacées, ou lorsqu'il fut confronté à ceux liés au processus mondial de décolonisation.
Tous eurent leur spécificité, tous s'accompagnèrent de lourds sacrifices arrachant des femmes et des hommes à l'affection des leurs, meurtrissant les corps et les âmes de nombre de ceux qui y survécurent, laissant dans la conscience des familles et de la Nation une empreinte indélébile.
Entre 1940 et 1945, dans notre pays asservi les combattants volontaires de la Résistance qui, s'étant dressés contre l'occupant nazi et ses complices pétainistes, sont morts sous la torture, fusillés, massacrés, au combat ou dans les camps nazis, de même que hors de nos frontières les Français Libres qui, ayant volontairement répondu à l'appel du 18 juin du Général de Gaulle, sont tombés sur les fronts d'Afrique, d'Asie, d'Europe, de l'Atlantique et du Pacifique, méritent que la mémoire non seulement de leur sacrifice mais aussi du sens du combat patriotique, démocratique, humaniste, antifasciste pour lequel ils ont donné leur vie soit honorée de manière spécifique.
C'est pourquoi l'ANACR ne saurait approuver l'idée de M. le Président de la République - qui dans son intervention n'a pas cité les Combattants de 39-45, les Résistants, les Déportés et les Français libres - d'honorer de manière indifférenciée, le 11 novembre, la mémoire de celles et ceux qui sont tombés durant tous les conflits dans lesquels la France a pu et peut se trouver impliquée ; car cela aurait pour conséquence, par la confusion mémorielle qu'elle instaurerait, d'hypothéquer gravement la mémoire de chacun d'eux. Et, quelle que soit la précaution prise par le chef de l'Etat en affirmant qu'aucune commémoration ne sera supprimée, elle s'inscrit de fait dans la démarche de Journée unique du souvenir, condamnée par l'UFAC et la quasi-totalité des Associations du Monde Combattant.
Quant à la proposition d'inscrire sur les Monuments aux Morts les noms de tous les "Morts pour la France", elle comporte - par les critères larges d'attribution du titre il y a plus de six décennies - le risque de voir dans certains cas être aussi concernées par cette mesure des personnes ayant appartenu pendant l'Occupation aux organisations collaborationnistes et aux services criminellement répressifs du régime dit de l'Etat Français ; ce qui serait source de scandale et de trouble.
Un projet de loi doit être déposé par le Gouvernement pour donner une assise légale à la proposition de Monsieur le Président de la République, l'ANACR s'adressera à tous les Groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat pour leur demander de ne pas le voter.
Paris, le 12 novembre 2011

L'ANACR


DECLARATION CONCERNANT LA VOLONTE DE LA MUNICIPALITE DE BOLLENE D'INTERDIRE LE CHANT DES PARTISANS A LA CEREMONIE DU 18 JUIN

C'est avec une profonde indignation que nous avons pris connaissance des graves incidents - que l'on peut visionner sur le site de la ville de Bollène - provoqués par la décision de la municipalité de cette cité d'interdire le 18 juin dernier, lors de la cérémonie commémorative de l'Appel du 18 juin, l'interprétation du "Chant des Partisans", faisant même pour l'empêcher intervenir des policiers municipaux contre des anciens Résistants.
Une telle attitude est en premier lieu méconnaitre cette réalité historique : en s'unissant le 27 mai 1943 au sein du Conseil National de la Résistance se plaçant sous son autorité, la Résistance intérieure - dont le "Chant des Partisans" est l'hymne reconnu - a donné à "l'Homme du 18 juin", le général de Gaulle, une légitimité qui lui a été précieuse pour s'affirmer face au pétainisme sans Pétain. "J'en fus plus fort à l'instant même", écrira le général de Gaulle dans ses " Mémoires ", en évoquant l'annonce de la création du CNR.
C'est aussi méconnaître que le "Chant des Partisans" est né à Londres, avec une musique composée par la Française libre Anna Marly et des paroles des Français libres Maurice Druon et Joseph Kessel.
Le "Chant des Partisans" a sans le moindre conteste toute sa place le 18 juin, jour de l'Appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi, le 27 mai, jour anniversaire de la création du CNR, le dernier dimanche d'avril, journée de la Déportation, dont nombre de Résistants furent victimes et le 8 mai, jour anniversaire de la victoire contre le nazisme à laquelle les Résistants ont tant contribué.
L'on doit donc condamner fermement l'attitude scandaleuse de la municipalité de Bollène ostracisant le "Chant des Partisans", symbole de l'héroïsme de celles et ceux qui luttèrent contre l'occupant nazi et ses complices du régime pétainiste.
L'ANACR appelle donc toutes celles et ceux attachés au souvenir du combat et des sacrifices des Résistants pour la libération de la France et la liberté de son peuple à signifier à la mairie de Bollène, notamment par lettre ou mail, leur protestation indignée.
Paris, le 27 juin 2012

Pour la Direction de l'ANACR
Louis CORTOT
Président
Compagnon de la Libération

COMMUNIQUE SUR LE VOTE HISTORIQUE DU SENAT EN FAVEUR DE L'INSTAURATION DE LA JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE, LE 27 MAI

Ce 28 mars 2013, le Sénat a adopté la proposition de loi n°350 relative à l'instauration du 27 mai comme Journée Nationale de la Résistance, présentée par Jean-Jacques Mirassou et les membres du groupe socialiste et apparentés.

L'ANACR qui, il y a près de vingt ans, avait pour la première fois formulé cette demande, et qui depuis - rejointe par d'autres Associations et soutenue par l'UFAC - n'a cessé de mener la lutte pour que, par cette instauration d'une Journée Nationale de la Résistance, soit rendu hommage au combat et aux sacrifices des Résistant(e)s, et soit reconnu le rôle historique de la Résistance aux côtés des Français libres et des forces alliées dans la libération de notre pays et la victoire sur le nazisme, se réjouit de ce vote des sénateurs de tous les groupes ; vote acquis dans une quasi-unanimité (346 pour sur 348) qui n'est pas sans évoquer celle constitutive du Conseil National de la Résistance sous la Présidence de Jean Moulin, le 27 mai 1943.

Dans une lettre adressée le 7 octobre 2012 à Monsieur le Président de la République par les délégués à son Congrès national réuni à Lons-le-Saunier, notre Association avait rappelé cette demande et exprimé le souhait que le 27 mai 2013, 70ème anniversaire de la création du CNR, soit l'opportunité saisie pour y faire droit. Lors de sa rencontre avec Monsieur le Ministre Chargé des Anciens Combattants le 17 janvier dernier, et lors de son audition au Sénat le 5 mars suivant par M. le Rapporteur de la Proposition de Loi concernant l'instauration de la Journée Nationale de la Résistance, la Direction de l'ANACR a renouvelé ce souhait.

Nous nous adressons donc à Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, ainsi qu'à Messieurs les Présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée, pour que soit inscrit sans attendre à l'Ordre du Jour de ses travaux l'examen du texte adopté par le Sénat et afin que, par son adoption dans les mêmes termes, le 27 mai 2013 soit la première Journée Nationale de la Résistance ayant un caractère officiel.
Paris le 28 mars 2013

Pour la Présidence Nationale de l'ANACR
Louis CORTOT

Compagnon de la Libération

COMMUNIQUE SUR L'ASSASSINAT DE CLEMENT MERIC

Un étudiant, Clément Méric, a été victime d'une agression mortelle de la part de nervis d'extrême-droite liés à des organisations néofascistes.
Au-delà de la condamnation spécifique de cet acte odieux, ce sont les discours et les actes attentatoires à la liberté, et à l'intégrité physique des personnes, pouvant aller jusqu'au meurtre, qu'il est nécessaire de réprimer avec la plus extrême énergie.
Et il convient d'appliquer dans leurs plus sévères interprétation et application la législation concernant les ligues factieuses, qui ne doivent pas avoir droit de cité dans notre pays.
Paris, le 7 juin 2013

L'ANACR

COMMUNIQUE :
HOMMAGE DE LA NATION A LA RESISTANCE, A SON ROLE, A SES VALEURS

Le Sénat, le 28 mars dernier, à la quasi-unanimité, l'Assemblée Nationale ce 9 juillet 2013 à l'unanimité, ont décidé l'instauration d'une Journée Nationale de la Résistance, le 27 mai, date anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance en 1943 sous la présidence de Jean Moulin.

En donnant par là même à la Résistance sa place dans le calendrier mémoriel officiel de la Nation, le Parlement rend ainsi un hommage légitime au rôle éminent de la Résistance dans l'histoire de notre pays, pour sa libération de l'occupation nazie et du régime collaborateur à sa solde, pour y restaurer la liberté, pour le reconstruire sur des bases démocratiques intégrant des avancées sociales majeures.

Il rend aussi hommage au sacrifice des Résistantes et des Résistants qui, par dizaines et dizaines de milliers, ont donné leur vie dans les affrontements armés urbains, dans les combats des maquis, succombant sous la torture dans les geôles de l'occupant et du régime pétainiste, ont été fusillés, massacrés, sont morts d'épuisement et de sévices dans les camps de la mort, sont tombés lors de l'insurrection libératrice ou dans les rangs des armées françaises reconstituées poursuivant le combat jusqu'à la victoire finale du 8 mai 1945.

Cette instauration d'une Journée Nationale de la Résistance est l'aboutissement d'un long combat mené depuis près de 25 ans, depuis qu'en 1988 le comité départemental de la Drôme de l'ANACR en avait avancé l'idée bientôt reprise par l'ANACR tout entière, rejointe au fil des ans par d'autres Associations du monde Combattant, recevant enfin l'appui de l'Union Française des Associations de Combattants (UFAC). Ainsi qu'il fut rappelé lors des débats parlementaires, près d'une dizaine de propositions de loi furent depuis 1995 déposées - hélas sans conclusion favorable - tant au Sénat qu'à l'Assemblée Nationale, des dizaines de questions écrites y furent posées ; sollicités par l'ANACR, des centaines de parlementaires de tous les groupes sans exception des deux Assemblées, des centaines de conseillers généraux et régionaux, des centaines de maires, apportèrent leur appui, huit Conseils régionaux, une quinzaine de Conseils généraux, des centaines de municipalités votèrent des résolutions en sa faveur. Cette instauration d'une Journée Nationale de la Résistance couronne leur engagement en faveur de la transmission de la mémoire des combats et des valeurs de la Résistance.

Car, avec les cérémonies d'hommage à la Résistance qui seront organisées le 27 mai, c'est cette transmission de la mémoire en premier lieu aux jeunes générations des combats des Résistantes et des Résistants, des valeurs qui les motivèrent, qui doit être au cœur des préoccupations. Ainsi la Loi qui vient d'être votée précise que "dans le cadre de cette journée anniversaire, les établissements d'enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance".

Demain comme hier et aujourd'hui, l'ANACR sera présente à ces rendez-vous de la mémoire et des valeurs de la Résistance.
Paris, le 9 juillet 2013

L'Association Nationale des Anciens Combattants
et Ami(e)s de la Résistance (ANACR)

DECLARATION : SE SOUVENIR DU PASSE POUR NE PAS RIQUER DE LE REVIVRE

Il y a bientôt 80 ans, le 6 février 1934, dans une France en profonde crise économique, sociale, politique et morale, les ligues factieuses tentaient de prendre d'assaut le Palais-Bourbon, et une presse d'extrême-droite - parfois relayée par des politiciens de droite - suscitait et attisait une hostilité contre les institutions démocratiques de la République, baptisée "la gueuse", s'en prenait aux hommes politiques républicains, aux Juifs auxquels une campagne antisémite haineuse attribuait tous les maux, aux immigrés souvent qualifiés de "métèques", accusés de propager des maladies, d'être des délinquants voire des criminels en puissance, de prendre le travail des Français et de "manger leur pain"… On sait ce à quoi ces discours et invectives ont conduit dans notre pays quelques années plus tard…
Dans un contexte historique certes différent, mais dans lequel s'accumulent les déceptions d'espérances, les frustrations collectives, les précarisations de la vie, les exclusions de toutes sortes, certains n'hésitent pas à renouer aujourd'hui avec les discours liberticides, xénophobes et racistes d'hier, stigmatisant les Roms, les Arabes, les Africains, les immigrés en général, les minorités religieuses ou sexuelles, à s'en prendre aux symboles de la République que sont les édifices et biens publics, aux élus, à un membre du gouvernement pour la couleur de sa peau et au Chef de l'Etat, alors même qu'il rend hommage, au nom de la Nation, le 11 novembre, à Paris et à Oyonnax, à ceux qui sont tombés lors de la 1ère Guerre mondiale, à celles et ceux qui se sont levés contre l'occupant nazi et ses complices pour libérer la France et y rétablir les libertés démocratiques.
C'est là une atmosphère délétère particulièrement dangereuse et qui appelle à une vigilance sans concessions, qui nécessite de s'opposer à toutes les résurgences contemporaines d'idéologies dont l'Histoire a dramatiquement concrétisé l'aboutissement criminel que potentiellement elles portaient, de dénoncer toutes complaisances et compromissions avec elles.
La "bête immonde" du racisme et du fascisme est hélas encore vivante, la terrasser avant qu'elle ne puisse férocement mordre à nouveau est une nécessité. En passant aux générations contemporaines la mémoire de ce que furent les crimes du fascisme, avant qu'il accède au pouvoir et après qu'il y fut, et celle de la lutte que menèrent pour s'y opposer les antifascistes et Résistants de notre pays, notre Association entend par là-même prendre toute sa part à ce combat démocratique.
Le 26 novembre 2013

L'ANACR

DECLARATION SUR LA GUERRE A GAZA

Six ans après l'"Opération plomb durci", menée dans la bande de Gaza par Israël en décembre 2008-janvier 2009, qui en 22 jours entraina la mort de 1 400 Palestiniens, dont environ 300 enfants et des centaines de civils, la guerre fait à nouveau rage au Proche-Orient. Preuve s'il en était besoin que les politiques de force qui ont prévalu depuis plus d'un demi-siècle n'ont toujours fait que préparer le conflit suivant, en même temps qu'elles semaient la mort et les destructions, qu'elles attisaient les haines, favorisaient la montée des extrémismes, déstabilisaient la région et mettaient en péril la paix mondiale.
Près d'un mois depuis le début de la nouvelle offensive israélienne contre Gaza, le sinistre bilan de "Plomb durci" est dépassé : plus de 1800 Palestiniens ont déjà été tués, dont plusieurs centaines d'enfants, des milliers d'autres blessés. Des tirs d'artillerie, de blindés, de navires de guerre ont, avec des bombes et missiles largués par avions ou drones, écrasé des quartiers entiers d'habitation, des écoles - dont plusieurs administrées par l'ONU, touché des hôpitaux, détruit des équipements collectifs vitaux pour la population. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont réfugiées, sans abri. Il faut que la communauté internationale fasse cesser sans condition la poursuite de ce massacre et vienne d'urgence en aide aux populations civiles.
Les racines du conflit sont multiples, plongeant dans l'histoire ancienne et récente de la région et du monde, les raisons de sa persistance mêlant aspirations nationales légitimes de tous les peuples, ambitions hégémoniques régionales, rivalités stratégiques mondiales. Un contexte rendant difficile la définition des conditions d'une paix juste et durable.
Ce n'est qu'en respectant les principes de la Charte de l'O.N.U., par le recours à la négociation, en prenant en compte l'aspiration de tous les peuples de la région à vivre en paix, dans un Etat national - y compris pour le peuple palestinien qui en est privé par la force - à l'indépendance et à l'intégrité territoriale garanties par la communauté internationale dont on doit faire respecter les décisions, que pourra s'établir cette paix juste et par là même durable.
Condamnant avec fermeté les attaques délibérées dont sont victimes les populations civiles, palestinienne et israélienne, l'Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR), fidèle aux valeurs humanistes qui ont inspiré le combat des Résistants et leur refus de l'oppression, appuiera toutes les initiatives - en premier lieu celles que se doit de prendre la France - pouvant contribuer à mettre au plus vite un terme à l'actuelle effroyable et révoltante effusion de sang, en respectant les droits des peuples, dont le premier est le droit à la vie.
Paris, le 1er août 2014

L'ANACR


COMMUNIQUE SUR L'ATTENTAT CONTRE CHARLIE HEBDO


C'est avec une intense émotion que l'Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR) a pris connaissance de l'odieux attentat criminel perpétré contre le journal "Charlie Hebdo" et, s'inclinant devant celles et ceux qui en ont été victimes, le condamne vigoureusement.
Lorsqu'ils rédigèrent le Programme du Conseil National de la Résistance, les Résistants y consacrèrent un paragraphe à la liberté de la Presse, cette liberté reste une valeur fragile et menacée.
Un écrit, un dessin, une déclaration peuvent - telle l'apologie du racisme et du fascisme - tomber sous le coup de la Loi, cela ne saurait en aucun cas justifier le meurtre ou le massacre.
Les journalistes de Charlie Hebdo, avec leur sensibilité propre, se situaient elles et eux dans le camp de la liberté, de la démocratie, ces valeurs pour lesquelles se levèrent et souvent donnèrent leur vie les Résistants.
Nous nous associons pleinement à l'hommage qui leur est rendu.
Paris, le 8 janvier 2015

L'ANACR

SUR L'INSTALLATION DE REFUGIES DANS LE CAMP DE DACHAU

Depuis maintenant plusieurs années, le Proche-Orient et notre continent européen connaissent un drame humain d'une ampleur croissante, celui des réfugiés fuyant les persécutions religieuses, ethniques, politiques qui assassinent parfois de la manière la plus barbare, fuyant la guerre qui a tué et tue des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, fuyant la misère qui elle aussi tue parfois les plus faibles.
L'Allemagne contemporaine a fait le choix d'en accueillir un grand nombre, un choix qui l'honore mais que vient ternir celui de la municipalité de Dachau d'en héberger avec des sans-abris dans un bâtiment annexe du Camp de concentration de Dachau, l'un des plus meurtriers du système concentrationnaire nazi.
Ce choix de la municipalité de Dachau, quelle que soit son intention, ne peut que contribuer à obscurcir la mémoire de ce que fut le camp nazi et que choquer profondément les survivants de cet enfer, les familles de ceux qui y furent assassinés, et au-delà tous ceux qui entendent garder vivante leur mémoire, la mémoire de leur combat et aussi la mémoire de ce à quoi peut conduire le fascisme : le crime de masse.
Il faut demander à la municipalité de Dachau de revenir sur son choix condamnable. Il faut l'exiger !
Paris, le 1er octobre 2015

Louis CORTOT
Compagnon de la Libération
Président de l'Association Nationale
des Anciens Combattants et Ami(e)s
de la Résistance (ANACR)


COMMUNIQUE SUR LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015

L'ANACR, bouleversée, tient, en ces heures tragiques, à exprimer en premier lieu avec la plus grande émotion ses sentiments de profonde solidarité aux familles des victimes disparues, aux blessés auxquels nous souhaitons le meilleur et le plus rapide rétablissement.

Les dramatiques événements ayant ensanglanté ce 13 novembre notre pays, à Paris et à Saint-Denis, ne peuvent, par l'ampleur du nombre des victimes, 129 morts et plus de 350 blessés dont près d'une centaine très graves, par le mode opératoire, le mitraillage aveugle et en masse de civils, ainsi que par les motivations des auteurs de ce crime, terroriser les populations pour les amener à faire pression sur leurs dirigeants et responsables militaires, que rappeler les heures les plus sombres de notre histoire qu'illustrent douloureusement les noms de Tulle, Oradour, Maillé, Ascq…

Aujourd'hui comme hier, il faut faire face, faire front, et vaincre les assassins. Mais il faut mener cette lutte dans le respect de nos valeurs, démocratiques, humanistes, antiracistes, alors même que dans ce contexte tragique que nous vivons, des voix s'élèvent pour stigmatiser une population immigrée ou d'origine immigrée, toute une communauté religieuse, appeler à des mesures d'exception potentiellement attentatoires aux libertés ; ce qui serait de fait s'inscrire dans la logique de ceux que nous voulons combattre, ce qui serait inacceptable.

Il nous faut, dans la lutte contre le terrorisme international dont la France - avec d'autres nations - a été victime, réaffirmer ces valeurs démocratiques, humanistes, antiracistes pour lesquelles les Résistant(e)s se sont levé(e)s, réaffirmer le rôle que doivent jouer les instances de concertation internationale sur les plans diplomatique et militaire, en premier lieu l'Organisation des Nations-Unies qu'ont mis en place il y a 70 ans les vainqueurs du fascisme et du nazisme, et demander aux dirigeants de notre pays de s'inscrire dans cette démarche ; car elle est, par la fidélité à ce que nous sommes et nous différencie des barbares, la meilleure réponse aux criminels qui ont frappé notre pays et à ceux qui les ont commandités.
Paris, le 15 novembre 2015


DECLARATION : UN AFFRONT NATIONAL

L'image de la France, c'est d'être la patrie des droits de l'homme, le pays qui s'est donné et a donné au monde la devise républicaine "Liberté, égalité, fraternité".

Depuis dimanche soir, cette image est altérée par les résultats du 1er tour des élections régionales ayant porté en tête - et en capacité potentielle de prendre la direction de plusieurs régions - un parti xénophobe, porté sur les fonts baptismaux notamment par des anciens de la collaboration et qui, au-delà de la modernisation de son langage, perpétue jusqu'à nos jours les thèmes récurrents de l'extrême-droite.

Le score électoral du Front national est un véritable affront national.

Au-delà de leurs différences d'appréciation sur la marche et l'organisation de notre société et du monde, sur la politique gouvernementale, sur les programmes des diverses formations politiques de l'arc républicain tant de la majorité que de l'opposition, les démocrates, les républicains, doivent barrer la route au péril qui d'évidence menace notre pays.

Le 2ème tour de l'élection régionale doit être un moment de ce nécessaire combat qui concerne tous les citoyens.
Paris, le 7 décembre 2015

 

 

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